Euros 2017 - Quel bilan ?


 

Qui aime bien châtie bien ?

 

Une chose est désormais sûre : on ne pardonnera rien à des danseurs du calibre de Papadakis/Cizeron. Une erreur sur une séquence de pas et la sanction est immédiate, sévère. Anormal ? Non. Mais s'il s'agit de sévir à la hauteur des qualités et du talent, pourquoi ne pas être aussi exigeant avec un Javier Fernandez noté,  en partie, positivement sur des éléments qui comportent des erreurs ? Comment les PCS de Cappellini/Lanotte peuvent-ils êtres aussi élevés (même après déduction), quand leur technique  est à des années lumières de celle des Français (même après erreur) ? J'adore le formidable talent d'interprète des Italiens, leur façon d'entraîner le public avec eux, leur joie évidente de patiner et la recherche chorégraphique présentée dans leurs programmes. Leurs danse courtes collent toujours parfaitement au thème, et sont idéalement exécutées. Mais soyons clairs, à ce jour, personne ne peut rivaliser avec Papadakis/Cizeron en terme de transitions et de PCS. Surtout pas Cappellini/Lanotte. Or, génies et bons élèves, créateurs et simples exécutants, originalité et classicisme, tout semble, niveau notation,  aligné sur un même barème qui,  par contre, ne profite qu'à certains. Ce n'est pas nouveau, c'est vrai. Ce n'est pas moins agaçant pour autant. On oubliera très vite la singulière clémence du panel technique qui omet de sanctionner un porté effectué en double, puisque, une fois réclamation portée, l'erreur a été corrigée. Mieux vaut se souvenir que, pour une fois, justice a été faite. La danse libre remettra les choses en ordre.