
Désormais entraînés par Bruno Massot, Camille et Pavel Kovalev ont entamé leur saison avec un programme court solide (65,41 points) et un programme libre certes entaché de quelques erreurs, mais globalement réussi. Le triple flip lancé a été réussi dans les deux programmes, tandis que le triple Salchow parallèle faisait son entrée dans le libre. Camille a chuté sur cet élément qu’elle avait pourtant bien maîtrisé à l’échauffement. Les pas, pirouettes et portés ont tous été validés au niveau quatre. Une prestation encourageante à l’approche de la compétition qualificative pour les Jeux Olympiques, prévue à Pékin mi-septembre.
Camille et Pavel : "C’était une compétition stressante. Bruno a essayé de me (Camille) mettre un coup de pression en me disant : "Pense que c’est la sélection olympique aujourd’hui", pour m'entraîner à gérer ce stress. Nous voulions vraiment réussir le court, qui est dans un nouveau style pour nous. Comme c’est une année olympique, nous avons cherché une musique française romantique, qui mette en avant les lignes. Pour le long, c'est un mix rock.
À l’entraînement, nous en faisons beaucoup de propres, donc nous sommes arrivés assez confiants. Pour le long, en revanche, nous avons moins de programmes complètement propres, donc nous savions qu’il pouvait y avoir des erreurs. Nous ne sommes pas encore prêts à 100 %, mais comme Bruno le dit, l’objectif c’est la compétition en Chine. Ce sera à nous de faire le travail, de réussir une belle performance et nous verrons si la qualification aux JO en découle.
Nous voulons inclure le triple Salchow parallèle dans le libre cette année. Nous avons hésité à le mettre aux Masters. Lors des six minutes, Pavel m’a dit (Camille) : "Si le prochain tu ne le fais pas, on mettra seulement un double". Mais je l’ai réussi ! Comme on prépare la Chine, autant s’engager pleinement. À l’entraînement, nous travaillons uniquement le triple.
Pour le double Salchow lancé, nous avons un peu cafouillé sur la prise. Je pense que c’est un peu de fatigue… Je ne sais pas ce qui s'est passé, j’ai ouvert, cela n’arrive jamais (Camille)."

Aurélie Faula et Théo Belle se classent deuxièmes, devant Megan Wessenberg et Denys Strekalin, couple formé il y a cinq mois.
Megan et Denys : "Cela fait du bien de reprendre la compétition. Pour moi (Denys), c’est comme un retour à la maison. C’est un grand plaisir de revenir aux Masters de Villard. Ma dernière compétition était les Championnats d’Europe 2024, et la dernière fois que Megan a patiné en compétition était en novembre 2023. Il y a eu des erreurs qui étaient inhabituelles pour nous deux. Par exemple, sur les sauts pour Megan, qui est habituellement très régulière, mais cela arrive. Pour la séquence de pas (NB : sur laquelle le couple a chuté), Megan a trouvé que c’était trop facile pour moi, alors elle voulait voir comment on pouvait la rendre plus compliquée ! (rires).
Nous sommes très compatibles, nous travaillons très bien ensemble, c’est essentiel pour poser les bases d’un partenariat. Nous avons encore quelques ajustements à faire, bien sûr, car j’avais (Denys) mes habitudes sur les lancés, les portés ou le twist. Mon intégration (Megan) à l’équipe de France est toute nouvelle. Mais je vois que Denys est très apprécié, ce qui rend les choses faciles et permet de se sentir bien accueillie.
Nous irons au Nebelhorn Trophy dans un mois. Après cela, nous irons probablement au Grand Prix de France. Nous avons rempli les critères que la FFSG nous avait demandés pour la qualification. Nous rentrerons ensuite travailler avec notre coach principal, Stefania Berton, aux États-Unis, pour préparer le Challenger de Zagreb, début décembre, puis les Championnats de France. Et après, qui sait ?"

Solène Mathieu - Skate Info Glace
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